Poème
 

Tendinite Chronique


Dès les premiers jeux les premières caresses
Ne plus le quitter elle se le promit
Elle le trouvera toujours dans la détresse
Son seul confident sa passion son ami

Sans lui elle n'imaginait plus demain
Sans elle il restait silencieux mort éteint

Nous les entendions chanter pendant des heures
Ensemble liés ils ne formaient plus qu'un
Elle était le souffle vital de son cœur
Il était la terminaison de sa main

Jusqu'au jour où arriva l'Empoisonneuse
Qui désaccorda leur voix si harmonieuses

Pour elle lui parler devint vrai supplice
Le regarder donnait de blessants désirs
L'effleurer déterrait d'amers souvenirs
Que de son nom ses espoirs brûlés gémissent

Sans lui elle n'imagina plus sa vie
Sans elle il pleure un requiem muet
 
 

 

N° 28, Fribourg, juin 2002
 
 

Avez-vous déjà lu le poème
Autoportrait
de Fattore Daniel ?

 
  Présentation par l'auteur
 
 

J'ai écrit le brouillon de ce poème en juin, que je n'ai repris qu'en août pour l'achevé. Je pensais alors à tous ces musiciens qui prévoient de faire de leur instrument leur vie, mais qui sont contraints d'y renoncer à cause d'une injuste tendinite ! J'ai moi-même redouté cette empoisonneuse !

 
  Commentaires
 
 

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Mitch65 :
"Sans l'explication que tu en fait plus bas sur le thème que tu abordes dans ce poème je dois t'avouer que je serais resté muet quant à sa signification. Alors j'insiste en te recommandant à nouveau d'être plus démocratique car je vois dans tes oeuvres énormément de talent dans le foisonnement et l'originalité des images. Il serait dommage que tu sois le seul à comprendre de quoi tu parles. Ainsi c'est un magnifique poème qui traduit bien la dépendance du musicien par rapport à son instrument. Il est le prolongement de son âme sa voix sans laquelle il ne peut s'exprimer. Ainsi sans lui il ne peut même plus crier sa douleur. Excellent !" ( 27.01.2003 )

Tromal - heleneyordanova @ hotmail.com :
"Jeudi, 14h28

Mystérieux poème, heureusement que vous en expliquez le sens , mystérieux quand même, car avec ou sans elle ce qu'en j'en comprend c'est : pas grand chose en fait.
Désolée." ( 20.04.2006 )

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