Poème
 

Seule


Seule, même au milieu du monde,
Seule, elle ne voit que des ombres,
Seule, du flot de ses larmes elle suit l'onde,
Seule, son univers à elle est si sombre.
Visages fantômes, présences obscures,
Elle aimerait pouvoir crier que la vie est trop dure,
Mais elle étouffe, elle se noie,
Elle survit dans ce monde où tout la broie.
Personne ne la comprend,
Ni ses amis ni sa famille,
Elle tente de s'expliquer mais s'englue lentement,
Autant se taire, elle se sent si seule ici...
Elle n'en peut plus, elle souffre,
Elle est tout au bord du gouffre...
 
 

 

Le 1er décembre 2003.
 
 

Avez-vous déjà lu le poème
L'instant du bonheur
de Francey Vincent ?

 
  Présentation par l'auteur
 
 

J'ai tenté de représenter ce que ressentais "petite fée" quand elle a voulu partir...

 
  Commentaires
 
 

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Maurice Breillet - maurice.breillet@poemes-opus1.ch :
"Etrange société que la nôtre où croît la solitude homicide au coeur même d'une population débordante de bavardages multiformes et de relations éphémères ! Etrange société où s'enfonce sans lien sociétal l'être noyé dans l'indifférence et l'étendue de son désert ! Léna, me permettez-vous d'avancer que le premier pas hors de la solitude est un pas vers soi-même, en soi-même -celui-là même que vous faites souvent dans vos poèmes- pour y prononcer ses propres paroles et les lancer à perte de vue dans des espaces dont elles se nourriront. "Voici que je me parle..." : c'est l'expérience qui permet d'habiter sa solitude et de l'ouvrir à l'attention des autres. De tels mots travaillent en nous et hors de nous, voyagent, rencontrent ce qui est plus vivant que nos souvenirs et nos attentes, tandis que le silence du "sans dialogue avec soi" conduit au "sans attente des autres" d'où nait la solitude décrite là . Il reste qu'une telle solitude nous interpelle tous : nombreuses sont les "petites fées" qui nous environnent et qui attendent leur Léna. Sincèrement dit." ( 23.12.2003 )

Dixit - dixit@poemes-opus1.ch :
"Chère Lena, merci. Merci pour ton poème. Ce texte est le seul qui m'ai vraiment touché parce qu'il me rappelle quelques amers et noirs moments qui s'avèrent pourtant bien riches en leçons et essentielles questions existencielles. Il se lit comme on pleure, douce larme sur la peau qui roule pendant des heures. En le lisant, j'ai occulté le trop (la vie est trop dure) et ajouté seule (toute seule au bord) mais ce n'est que mon avis, il est si petit..." ( 02.01.2004 )

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