Je ne me suis jamais senti aussi libre
Que lorsque mes actes m'étaient imposés :
Mes pensées étaient dans le présent puisées
Afin qu'aux idées, aux couleurs mon cœur vibre.
Alors délié de la chaîne du dilemme,
Allégé de ce poids qu'est le repentir,
La connaissance, je pouvais la gravir
Et la vie prendre le temps de lui dire : " je t'aime! "
" Combien de vies ai-je perdu à gérer
Mon plaisir, mon image et surtout mon temps ?
Que d'hésitations éloignaient l'Important ! "
Un souffle de vie m'avait donc déterré !
Bien que mon corps épuisé se faisait voûte
Sous des ordres révoltants, pénibles, vains,
J'osai poser des questions au moindre doute,
J'apprenais à apprécier le moindre bien.
Maintenant que mes actes me sont rendus,
J'ai retrouvé chaîne et boulet mais moins lourds.
Je peux enfin satisfaire ma vertu :
Mon esprit éveillé s'anime toujours...