Elle avance seule, fantôme indifférent
traversant la foule vers moi se fondant
telle un ange, une ombre en mouvement
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D’oublier l’a t'on suppliée
mais ses souvenirs l’ont assiégée |
Ces yeux fixent le vide où elle semble tomber
sévères opalines, au regard glacial
la vie semble l’avoir abandonnée
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Elle n’a pas pleuré!
elle l’a juste regardée |
Objet de pervertis qu’il a ainsi meurtri
consumés ses membres diminuent les mouvements
jusqu’à paraître immobile, abandonné
de vie
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Sans comprendre pourquoi?
elle ne pleure toujours pas |
Sa peau translucide ne renvoie plus de lumière
le soleil la transperce la laissant ainsi livide
il lui a tout ravi son bonheur ses chimères
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Poupée de cire au triste sort
laissé cassée ainsi pour morte |
Ses traits las ne laissent plus de place au sourire
le voile gris de son teint la laisse pour cendre
reste d’un jadis feux qui c’est éteint
d’un soupire
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Ne la touchez pas
elle ne le supporterait pas! |
Et ces marques sur ses poignets,
boursouflures du passé commis pour oublier,
qu’il l’a ainsi salie humiliée
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Comment oublier
qu’elle n’est plus Dignité |
Il lui fallait nous cacher ces doigts invisibles
inscris dans sa chaire ils sont là,
elle les sent, Eternels, Indélébiles
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Ne la regardez pas
elle ne se supporte pas |
Il me fait mal cet ange déchu par la chance
j’ai envie de le serrer de le ramener à la vie
mais il porte le noir deuil de son innocence
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Comment oublier
qu’elle n’est plus respect |
Je m’approche et je me fige, pas de superflus
ce n’est qu’un miroir...
seul témoin d’une vie que je ne reconnais plus.
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Comment oublier
qu’on ne peut la sauver |